Comment Claude choisit quel skill utiliser
Ton agent ne charge pas tes skills. Il ne reçoit que leurs en-têtes, et décide à partir de là. Comprendre ce mécanisme — le frontmatter — c'est la différence entre un skill qui se déclenche au bon moment et un skill qui dort.

Un skill, c'est une compétence que tu donnes à ton IA. Un manuel qui décrit en détail une mission précise : répondre à un client, préparer ta newsletter, analyser ton dernier mois de vente. Tu l'écris une fois, ton agent s'en sert ensuite quand il en a besoin.
La question que tout le monde se pose en découvrant ça : comment est-ce qu'il sait lequel utiliser ?
La réponse tient dans un mot, et une fois que tu l'as compris, tu écris des skills qui se déclenchent au bon moment plutôt que des skills qui dorment.
Deux façons de déclencher un skill
Nominative. C'est toi qui décides. Tu tapes une barre oblique, puis le nom de ton skill. Simple, sans surprise.
Automatique. C'est ton agent qui décide de charger le skill selon ce que tu lui demandes. Tu lui parles de répondre à un client dans une conversation ; il repère qu'il a une compétence « répondre à un client » en bibliothèque et il la charge. C'est ça, invoquer un skill.
C'est la seconde qui nous intéresse, parce que c'est la seule qui travaille pour toi sans que tu y penses.
Le problème que ça pose
Tu peux avoir des dizaines de skills, voire des centaines. Et un seul skill peut faire des centaines de lignes.
Si tous étaient présents en permanence dans le contexte de ton agent, le volume serait énorme. Or plus le contexte est gros, plus chaque message coûte cher, et moins l'agent est précis : il s'embrouille et il invente.
Il faut donc qu'il puisse choisir sans tout lire. D'où la structure du fichier.
L'en-tête et le corps
Un skill est un fichier SKILL.md, coupé en deux parties.
Le corps, c'est le manuel d'instruction : la méthode, les étapes, les exemples, tout ce que l'agent doit suivre une fois la compétence chargée.
L'en-tête — le frontmatter — contient seulement deux choses : le nom de la routine et sa description. Et la description ne dit pas ce que fait le skill : elle dit quand l'utiliser.
C'est cette séparation qui rend les skills utilisables à grande échelle. À chaque message que tu envoies, l'agent ne reçoit que la liste des en-têtes de tous tes skills. Il lit les descriptions, il choisit, et il ne charge le corps que le moment venu.
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name: repondre-a-un-client
description: À utiliser dès qu'un email ou un message d'un client
demande une réponse — question sur une prestation, demande de
devis, réclamation, relance. Rédige le brouillon dans ma voix et
me le soumet avant tout envoi. NE COUVRE PAS la prospection à
froid ni les relances de factures impayées.
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# Répondre à un client
(ici le corps : la méthode, les étapes, les exemples…)Une bonne description contre une mauvaise
Ce qui ne marche pas
description: Aide à écrire des emails.
Elle décrit une capacité, pas une situation. L'agent ne sait pas si ça s'applique à un email de prospection, à une réponse client ou à une relance. Dans le doute, il ne charge rien — ou il charge au mauvais moment.
Ce qui marche
description: À utiliser dès qu'un client écrit et
attend une réponse : question, devis,
réclamation. NE COUVRE PAS la prospection
à froid (voir prospecter-a-froid).
Elle décrit quand, avec des déclencheurs concrets, et elle dit ce qu'elle ne couvre pas. L'agent peut trancher.
Trois réflexes suffisent à écrire une description qui fonctionne :
- Commence par « À utiliser quand… » et liste les situations réelles, avec les mots que tu emploierais toi-même.
- Dis ce que le skill ne couvre pas, en nommant le skill voisin. C'est ce qui empêche deux compétences proches de se marcher dessus.
- Reste dans le concret. Les déclencheurs sont des situations vécues, pas des catégories abstraites.
Où vivent les skills
Un skill est un dossier contenant un fichier SKILL.md. Deux emplacements possibles, qui se cumulent :
~/.claude/skills/ ← tes skills personnels, disponibles partout
repondre-a-un-client/
SKILL.md
mon-projet/.claude/skills/ ← les skills de ce projet uniquement
publier-la-newsletter/
SKILL.mdCe qu'il faut retenir
Ton agent ne connaît pas tes skills. Il connaît leurs en-têtes, et il choisit à partir de ça.
Donc quand un skill ne se déclenche pas alors qu'il devrait, ne touche pas au corps : c'est presque toujours la description qui est en cause. Réécris-la en partant des situations où tu veux qu'elle serve, et le problème disparaît.
Si quelque chose reste flou, dis-le en commentaire sous la vidéo.
Un skill dit à ton agent quoi faire. Depuis peu, tes sessions savent aussi se passer la main entre elles : j'ai raconté comment Claude Code fait parler ses sessions et à qui ça sert vraiment.
Tu débutes avec Claude Code ? J'ai rassemblé les bases dans un tuto gratuit, du terminal jusqu'à ton premier projet.
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