Claude Code sait maintenant parler à ses autres sessions

Depuis la version 2.1.232, tu peux taper @ pour mentionner une autre session de Claude Code et lui envoyer un message. Ce que ça change vraiment quand on ne fait pas tourner quinze terminaux à la fois.

Deux fenêtres de session Claude Code côte à côte, reliées par une ligne pointillée vermillon au centre de laquelle une pastille porte le signe arobase ; sous les deux fenêtres, la mention « Claude Code 2.1.232 » et la phrase « Elles ne s'ignorent plus ».

Claude Code a reçu une fonction inhabituelle le 13 août : les sessions peuvent maintenant se parler entre elles. Tu tapes @, tu choisis une autre session par son nom, tu lui écris. Elle reçoit le message et peut agir dessus.

C'est le genre de nouveauté qui passe inaperçue si tu utilises Claude Code dans un seul terminal à la fois. Voilà ce que ça change, et surtout si tu dois t'en occuper.

Ce qui a changé

Jusqu'ici, chaque session de Claude Code vivait dans sa bulle. Deux fenêtres ouvertes, deux conversations qui s'ignoraient totalement. Pour faire circuler une information de l'une à l'autre, tu copiais-collais.

Depuis la version 2.1.232, chaque session interactive porte un nom unique, et un outil de messagerie permet d'envoyer un message à une session nommée. Un réglage dans /config décide de ce que fait la session qui reçoit : accepter, mettre en attente, ou refuser.

À quoi ça sert vraiment

Le cas d'usage évident, c'est le travail en parallèle. Tu lances une session sur un chantier long — une migration, une analyse de dossier, un site à construire — et tu continues à travailler dans une autre. Au lieu d'attendre ou de surveiller, tu peux lui envoyer une précision en cours de route, ou lui demander où elle en est.

Le cas moins évident, et à mon avis le plus intéressant : ça ouvre la porte à des agents qui se coordonnent. Une session qui surveille quelque chose et prévient une autre quand un seuil est franchi. Une session qui prend une décision et passe la main. Jusqu'ici il fallait bâtir cette plomberie soi-même.

Est-ce que tu dois t'en occuper maintenant ?

Non, si…

Tu travailles dans une session à la fois, tu poses une tâche et tu attends le résultat.

Dans ce cas, cette fonction ne t'apporte rien aujourd'hui. Tu peux l'oublier sans regret — elle sera là le jour où tu en auras besoin.

Oui, si…

Tu fais déjà tourner plusieurs sessions en même temps, ou tu construis des routines qui s'entraînent les unes les autres.

Là, ça remplace de la tuyauterie que tu écrivais à la main. Ça vaut une demi-heure d'exploration.

Ce qui est arrivé en même temps

Deux autres changements de la même période méritent une ligne, parce qu'ils touchent tout le monde et pas seulement ceux qui jonglent avec dix terminaux.

La reprise automatique quand ta limite d'usage se remet à zéro (2.1.234). Si tu as déjà vu Claude Code s'arrêter en plein travail parce que tu avais atteint ton quota, il peut maintenant repartir tout seul au moment où le compteur se réinitialise. Ça se règle dans /config.

Les demandes de permission ont été assainies (2.1.232). Des caractères invisibles pouvaient auparavant masquer une partie d'une commande dans l'encadré qui te demande d'autoriser une action. Autrement dit : ce que tu lisais n'était pas forcément ce que tu validais. C'est corrigé — et ça rappelle pourquoi il faut lire ces demandes plutôt que d'appuyer sur oui par réflexe.

Le reste des nouveautés de la quinzaine — le support GitLab, un correcteur orthographique dans le champ de saisie, des réglages de mémoire sous Linux — concerne surtout les développeurs. Rien qui change ta façon de travailler si tu n'en es pas un.

Le changelog officiel de Claude Code, mis à jour à chaque version.

Faire circuler l'information entre deux sessions, c'est la plomberie. Ce qu'elles savent faire une fois qu'elles se parlent vient d'ailleurs : c'est le sujet de comment un agent choisit quel skill utiliser.

Si tu découvres Claude Code, commence par les bases plutôt que par les nouveautés. Le tuto est gratuit, et il part de zéro.

Bien commencer avec Claude Code